À l’aéroport international de Koh Samui, les douanes thaïlandaises ont interpellé une femme singapourienne de 61 ans, accusée d’avoir utilisé un Thaïlandais comme prête-nom pour ses investissements immobiliers illégaux.
Le 4 mai 2026, vers 19h50, les agents de l’Immigration de la province de Surat Thani, postés au guichet des passeports entrants à l’aéroport international de Koh Samui, ont repéré Mme Janis, une ressortissante singapourienne de 61 ans. Celle-ci arrivait de Singapour à bord du vol PG968 de Bangkok Airways.
Lors du contrôle du passeport, les officiers ont découvert que la suspecte figurait sur un mandat d’arrêt du Tribunal pénal de Bangkok n° 2253/2569, émis le 21 avril 2026. Ils l’ont immédiatement placée en garde à vue et informée de ses droits via un interprète.
Les chefs d’accusation portent sur : « Être un étranger participant à une activité commerciale en violation de l’article 8 sans autorisation ; consentir à ce qu’un Thaïlandais aide ou soutienne un étranger à exercer une activité commerciale en contournant ou violant la loi ; et être administrateur, associé ou personne habilitée d’une entité juridique, sachant ou tolérant les infractions commises par cette entité au titre des articles 36 et 37, ou n’ayant pas pris les mesures nécessaires pour les prévenir. »

Mme Janis a reconnu être la personne visée par le mandat et affirmé n’avoir jamais été arrêtée dans cette affaire auparavant. Les agents l’ont transférée au Department of Special Investigation (DSI), rattaché au ministère de la Justice, pour poursuites judiciaires.
Dans cette affaire, la suspecte avait acquis une villa sur une colline, dans un projet immobilier situé en face du marché de Pak Krong, près de l’aéroport de Koh Samui, dans le tambon Bo Phut. Elle avait ensuite créé une société fictive en utilisant un prête-nom thaïlandais pour contourner les restrictions sur la propriété foncière par les étrangers. La société, dont Mme Janis était administratrice, ne menait aucune activité réelle malgré son enregistrement officiel.

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