Sur l’île de Koh Phangan, des habitants alertent : des groupes d’étrangers forment des réseaux d’influence, utilisent des prête-noms pour s’approprier les affaires et ignorent les règles locales, suscitant un cri d’alarme.
Le 21 avril, l’utilisatrice Facebook Paweena Jehmad a publié un message poignant dénonçant les tensions croissantes sur l’île de Koh Phangan. Des étrangers, installés pour des séjours prolongés et des activités commerciales, adoptent des comportements qui perturbent la vie locale.
« Koh Phangan… De paradis des touristes, elle devient un espace où certains habitants se demandent : “Qui est vraiment le maître de maison ?” »
Dans les dernières années, de nombreux étrangers se sont implantés durablement sur cette île prisée des backpackers. Ils ouvrent des commerces, des bars et des entreprises, profitant de l’engouement touristique. Mais derrière cette vitalité, des voix locales s’élèvent contre des pratiques excessives.
Des témoignages rapportent la formation de gangs informels d’étrangers qui créent des réseaux d’influence. Ils recourent à des prête-noms thaïlandais (nominees) pour contourner les restrictions à la propriété étrangère, imposent leurs propres règles dans certains quartiers et méprisent les lois et coutumes locales. Ces agissements génèrent une frustration palpable au sein des communautés.
Les entreprises locales peinent à rivaliser face à des capitaux étrangers plus importants. Des plaintes surgissent aussi pour des nuisances : bruit excessif, manque de respect culturel ou conflits directs avec les résidents.
Cependant, tous les étrangers ne sont pas visés. Beaucoup vivent en harmonie, respectent les normes et contribuent à l’économie locale. Le vrai enjeu réside dans l’application stricte de la loi et une régulation équitable pour une cohabitation sereine.
« Peu importe d’où ils viennent, quiconque entre dans la maison d’autrui doit respecter ses règles. La question qui hante les habitants de Phangan : laisserons-nous cela devenir normal, ou agirons-nous avant qu’il ne soit trop tard ? »

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