La police de Surat Thani a finalisé les charges contre deux sociétés et deux prête-noms thaïlandais pour détention illégale de terres au nom d’une ressortissante française décédée.
Les enquêteurs de la province de Surat Thani ont transmis au parquet de Koh Samui un dossier complet réclamant des poursuites contre les sociétés G.V.N.E. Co., Ltd. et Maxicat Co., Ltd., ainsi que deux citoyens thaïlandais. Ces derniers sont accusés d’avoir servi de nominés à une ressortissante française pour exploiter des biens immobiliers sur l’île de Koh Samui.
Le 29 avril 2024, Catherine Jolly Roland Germaine Dilacot, 59 ans, s’est donné la mort dans une villa de luxe estimée à plus de cinquante millions de bahts. Dans son testament, elle a légué l’ensemble de ses biens, d’une valeur totale avoisinant les cent millions de bahts, à sa domestique thaïlandaise.

L’enquête a révélé que la ressortissante française avait, dès 2007, utilisé des sociétés thaïlandaises pour acquérir et exploiter des terrains, en violation de la législation interdisant aux étrangers de posséder des terres. Les deux sociétés visées ont construit cinq villas, dont trois ont été vendues entre sept et huit millions de bahts chacune. Les résultats d’exploitation étaient systématiquement déficitaires et aucune taxe n’a jamais été acquittée.

Les enquêteurs ont également établi que Thong Sai, 50 ans, et Ratchaprapha, 36 ans, ont facilité ces opérations en acceptant d’apparaître comme actionnaires et administrateurs. Une procédure judiciaire a donc été engagée. La Française, décédée, ne fera pas l’objet de poursuites.

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