
L’armée thaïlandaise a réaffirmé son droit de riposter si des soldats cambodgiens posent des mines antipersonnel, tout en reconnaissant le risque d’escalade, lors d’une conférence de presse le 29 août 2025.
Le 29 août 2025, le porte-parole de l’armée thaïlandaise, le général de brigade Winthai Suvaree, a déclaré lors d’une conférence de presse au quartier général de l’armée que, malgré l’accord de cessez-le-feu, des incursions cambodgiennes persistantes, notamment pour poser des mines antipersonnel, continuaient de menacer les forces thaïlandaises. L’armée reste en alerte dans 11 zones le long de la frontière, particulièrement dans la région de Ban Nong Chan, où des affrontements récents ont eu lieu. Winthai a souligné que, bien que l’armée respecte strictement l’accord de cessez-le-feu, elle se réserve le droit de se défendre face à des menaces directes, conformément aux principes internationaux.
Voir aussi : Preuve vidéo : Des soldats cambodgiens ont posé des mines à la frontière
L’armée a saisi environ 20 téléphones portables de soldats cambodgiens, morts ou vivants, contenant des preuves irréfutables de l’utilisation récente de mines, y compris des images et vidéos instructives. Ces éléments, analysés par l’Institut de sciences légales du ministère de la Justice, serviront à étayer les accusations auprès d’organisations internationales. Winthai a insisté sur l’importance de cette question, non seulement pour l’armée, mais aussi pour la population thaïlandaise, qui reste préoccupée par ces incursions.
Interrogé sur les risques d’escalade si la Thaïlande ripostait, Winthai a reconnu que des tirs de représailles cambodgiens étaient possibles, mais a affirmé que les preuves d’intentions hostiles justifiaient une réponse défensive.
“Nous respectons l’accord de cessez-le-feu, mais nous ne fermerons pas les yeux sur des menaces directes,” a-t-il conclu, soulignant la nécessité de distinguer entre respect des accords et droit à la légitime défense.
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