Corruption, Intimidations et Complicités : Dix ans d’attente avant que la vérité éclate sur les scandales du « Wat Phra Bat Nam Phu »

Après des années de silence, les scandales entourant le Wat Phra Bat Nam Phu sont enfin révélés, révélant un réseau de corruption, d’intimidation et de complicités.

Le scandale autour du Wat Phra Bat Nam Phu a enfin éclaté, exposant les agissements de l’ancien abbé, désormais connu sous le nom de “Tid Alongkot”, anciennement Luang Por Alongkot arrêté le 26 août dernier avec des preuves de malversations financières, il avait quitté la robe monastique peu avant. Son complice, “Dr. Bee” (Sekson Supsookul), influenceur et gestionnaire de fonds, a également été arrêté pour complicité dans ces actes de corruption.

L’enquête a révélé que Alongkot utilisait un faux nom, emprunté à un ami, pour échapper à une conscription militaire et s’est construit au fil du temps une réputation d’abbé respecté. Des témoignages anciens, comme celui de Dr. Manoon Leechawengwong, ont également refait surface, détaillant des intimidations contre des volontaires soignant des patients atteints du SIDA, confirmant une culture de peur et de silence.

La réluctance à dénoncer ces agissements s’explique par plusieurs facteurs : l’image publique de Alongkot, qui inspirait une foi aveugle, un réseau de complicités incluant des officiels et politiciens, et des lacunes légales qui ne protègent pas les lanceurs d’alertes. Plusieurs journalistes ont été victimes de menaces pour leurs investigations sur le sujet, renforçant la perception d’un “système mafieux” protégeant le temple.

Ce scandale, longtemps tu, met en lumière les défis systémiques de la corruption en Thaïlande, où l’impunité prévaut souvent, et appelle à des réformes pour protéger ceux qui osent parler.

Un cas particulièrement marquant est celui de Tapakorn Puangkulab, un journaliste qui, il y a quatre ans, enquêtait sur les finances et les biens du Wat Phra Bat Nam Phu. En représailles, sa maison a été la cible d’une attaque à main armée, un acte d’intimidation destiné à le réduire au silence. Malgré son dépôt de plainte immédiat, l’enquête n’a jamais progressé, laissant Tapakorn dans l’impasse. Frustré par l’inaction, il a récemment soumis de nouvelles preuves au Department of Special Investigation (DSI), espérant que cette agence spécialisée reprenne l’affaire, convaincu que des individus influents sont impliqués.

Cet incident illustre clairement, en Thaïlande, comme en France, les dangers encourus par les rares journalistes (souvent indépendants) qui osent défier les puissants. Evidemment ils ne seront pas invités sur Frousse 24, BFM ou LCI pour en parler…

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