Thaïlande : Des attentats à la bombe et des incendies volontaires frappent 11 stations-service dans l’extrême-sud

Dans la nuit du 10 au 11 janvier, une vague d’explosions et d’incendies a visé 11 stations-service dans les provinces frontalières du sud de la Thaïlande, semant la panique à la veille des élections locales.

Au petit matin du 11 janvier, des attaques à la bombe et des incendies ont frappé 11 stations-service dans les provinces de Yala, Pattani et Narathiwat. Les forces de sécurité imputent ces actes à des groupes insurgés cherchant à déstabiliser la région.

L’une des explosions, suivie d’un incendie, a causé d’importants dégâts matériels à une station, sans faire de victimes. Ces incidents surviennent juste avant les élections des organisations administratives de sous-districts, accentuant les craintes des électeurs.

Les sites ont été bouclés par les forces de l’ordre, qui attendent les équipes médico-légales pour analyser les causes et collecter des preuves. Les mesures de sécurité ont été renforcées dans les environs pour prévenir d’autres attaques.

À Narathiwat, le major général de police Prayong Kotrasakha a ordonné une collaboration étroite entre police, militaires et autorités locales. L’explosion s’est produite près d’un réservoir souterrain de carburant, endommageant un mur et une canalisation.

Des témoins ont rapporté l’arrivée de cinq assaillants masqués, armés et à moto, vers 1 heure du matin. Ils ont maîtrisé deux gardiens de sécurité, posé un engin explosif de 5 kg à l’entrée de la canalisation, puis fui. La station avait déjà été visée le 15 novembre 2022.

Dans le district de Kapho à Pattani, le colonel de police Sinchai Pabubpa a géré un cas similaire à une station PTT. L’explosion et l’incendie ont ravagé le magasin de proximité et deux pompes à essence.

Sept à dix assaillants masqués, divisés en deux groupes et arrivés à moto, ont agi de concert : l’un a placé des explosifs aux pompes, l’autre a évacué les employés, aspergé les lieux d’essence et y a mis le feu. Deux détonations ont suivi, et le sinistre a été éteint après près d’une heure d’efforts.

Le major général Santat Chueaputthanal a convoqué une réunion des agences de sécurité pour faire le point et examiner les preuves. Les enquêteurs scrutent les enregistrements de vidéosurveillance et les renseignements sur les suspects.

Les autorités soupçonnent une volonté de semer le chaos, sans confirmer pour l’instant de lien direct avec les élections locales. Ces attaques simultanées soulignent la persistance des tensions dans le sud frontalière.

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