Les élections législatives thaïlandaises, prévues le 8 février 2026 après la dissolution de la Chambre en décembre 2025, voient le Parti du Peuple dominer les sondages, avec des enjeux majeurs sur la corruption et les alliances politiques.
Les élections législatives en Thaïlande sont fixées au 8 février 2026, suite à la dissolution de la Chambre des représentants le 12 décembre 2025 par décret royal, à la demande du Premier ministre Anutin Charnvirakul.
Ce scrutin anticipé doit élire 500 députés, dans un contexte de tensions frontalières avec le Cambodge et de scandales de corruption.

Les derniers sondages indiquent une avance claire pour le Parti du Peuple (People’s Party), successeur du Move Forward Party dissous. Selon un sondage NIDA de janvier 2026, le parti obtient 34,2 % des intentions de vote, devant le Bhumjaithai Party à 22,6 % et le Pheu Thai Party. Un autre sondage Suan Dusit place le leader Natthaphong Ruengpanyawut en tête pour le poste de Premier ministre avec 35,1 %, suivi de Yoshanan Wongsawat (Pheu Thai) à 21,5 % et Anutin Charnvirakul à 16,1 %. Le sondage Rajabhat confirme cette tendance avec 38,8 % pour le Parti du Peuple.

Le Parti du Peuple, populaire auprès de la jeunesse, incarne la lutte contre la corruption et prône des réformes progressistes, y compris sur la loi de lèse-majesté (le fameux article 112). Cependant, obtenir une majorité pour gouverner semble impossible sans alliances avec des partis conservateurs et des potentats régionaux, tels que le Bhumjaithai Party ou le Pheu Thai Party, eux-mêmes accusés de corruption dans des scandales récents impliquant des réseaux d’escroqueries et de blanchiment d’argent. Le Bhumjaithai a d’ailleurs exclu toute alliance avec le Parti du Peuple en raison de divergences sur l’article 112.
Sur l’échiquier politique français, il se situerait à gauche, comparable à « La France Insoumise » pour son orientation anti-establishment et au « Parti socialiste » pour son coté réformiste.
Quant au risque d’un nouveau coup d’État, la Thaïlande ayant connu douze putschs depuis 1932, et des experts estiment que le danger persiste en cas d’instabilité post-électorale ou de blocage parlementaire. Toutefois, la consolidation royale et les enjeux économiques réduisent actuellement la probabilité d’un coup imminent, favorisant des manœuvres de type judiciaires ou politiques plutôt qu’une intervention militaire directe. Mais si aucun parti n’obtient une majorité claire, le spectre d’un nouveau coup pourrait resurgir.
Sources : Bangkok Post, sondages extraits par IA, z.s

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