Le touriste allemand surnommé « Mr. Spray » a été interpellé le 4 février à Bangkok pour avoir tagué plus de 40 lieux publics sur Koh Phangan avec des messages politiques. Il s’est excusé, invoquant son malaise face à la présence d’Israéliens sur l’île.
Le 4 février 2026, la police de l’immigration a arrêté un Allemand de 58 ans, surnommé « Mr. Spray » par les internautes, dans un hôtel du quartier Sao Chingcha à Bangkok. Un mandat d’arrêt avait été émis le même jour par le tribunal provincial de Koh Samui. Il est accusé de dégradation de biens publics et de graffitis illégaux sur des murs, poteaux électriques et infrastructures publiques.

L’homme a été transféré au poste de police de Koh Phangan pour les suites judiciaires. Il avait tagué plus de 40 endroits avec des messages tels que « SAVE GAZA », « LIBRE » et d’autres inscriptions en anglais, provoquant une vive indignation parmi les habitants et les opérateurs touristiques de l’île.
Il avait contacté « Khaosod English » le jour même de son arrestation. « Mr. Spray » a expliqué qu’il aime la Thaïlande depuis son premier voyage en 2001 et qu’il a toujours été bien accueilli. Il a toutefois dit être choqué par l’évolution récente de Koh Phangan, affirmant qu’un grand nombre d’Israéliens y résident désormais à long terme. Il a ajouté :
« Je crois que certains criminels de guerre vivent en Thaïlande, ce qui m’a profondément perturbé. Mon intention était de rappeler aux Israéliens leur histoire et de susciter un débat sur les criminels de guerre. »

Il a présenté ses excuses : « Je suis désolé pour les dommages causés aux biens privés » et « Je suis désolé d’avoir contrarié la communauté locale de Phangan. » Il a reconnu ne pas avoir anticipé l’ampleur médiatique de l’affaire et s’est dit inquiet. Il avait évoqué trois options : fuir, se rendre à la police ou aider à nettoyer les tags.
Ces dernières années, Koh Phangan et Koh Samui ont vu arriver de nombreux Israéliens en long séjour, entraînant parfois des tensions : plaintes de résidents, panneaux « No Israel » dans certains restaurants et autocollants de l’armée israélienne (IDF) dans des lieux publics.
