Guerre au Moyen-Orient : Une famille catalane bloquée à Kuala Lumpur doit payer plus de 12 000 euros pour rentrer

Annulé à cause de la fermeture de l’espace aérien qatari suite aux représailles iraniennes, le vol de retour d’une famille de Rivesaltes via Doha les laisse coincés en Malaisie. Ludovic, Élise et leur fille Lola de 17 ans, qui reprend le lycée lundi pour son année de bac, cherchent désespérément une solution abordable, mais les alternatives coûtent une fortune.

Une famille originaire de Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, vit un cauchemar logistique en plein cœur de Kuala Lumpur. Ludovic, Élise et leur fille Lola, 17 ans, devaient rentrer en France ce jeudi 5 mars 2026 après deux semaines de vacances en Malaisie.

Leur vol Qatar Airways à destination de Barcelone, avec escale à Doha, a été purement et simplement annulé en raison des représailles iraniennes contre les pays du Golfe abritant des bases militaires américaines, dont le Qatar.

« Nous comprenons bien qu’il y ait un conflit et qu’on ne puisse pas passer mais nous n’avons pas de solutions aujourd’hui. », explique Ludovic, le père de famille, contacté par L’Indépendant.

Si l’idée de prolonger les vacances pourrait sembler enviable, la réalité est tout autre. Ludovic est fonctionnaire, Élise infirmière libérale et leur fille doit impérativement reprendre les cours lundi pour sa terminale et son année de bac.

La famille s’est tournée vers Qatar Airways, sans obtenir d’informations claires ni de proposition raisonnable. L’ambassade de France à Kuala Lumpur ne leur a proposé que l’inscription au dispositif Fil d’Ariane, qui ne fonctionne pas selon eux.

« La compagnie aérienne ne nous donne pas d’informations, nous sommes alors allés voir l’ambassade française à Kuala Lumpur mais ce n’est pas mieux. Ils nous ont simplement proposé de nous inscrire au fil d’Ariane… mais celui-ci ne fonctionne pas. »

Chaque jour supplémentaire alourdit la facture : hôtel, repas, transports imprévus… tout est à leur charge. La seule option proposée par la compagnie serait un vol dans quinze jours, avec plusieurs escales, au prix exorbitant de 4 000 euros par personne, soit plus de 12 000 euros pour la famille entière – un montant impossible à assumer.

Désemparés, ils explorent d’autres itinéraires, notamment via la Chine, mais les prix restent très élevés et les disponibilités limitées en raison de la saturation des routes alternatives Asie-Europe.

Ludovic résume leur sentiment :

« On se sent un peu paumés. »

Cette situation illustre les répercussions concrètes du conflit au Moyen-Orient sur des milliers de voyageurs ordinaires, coincés loin de chez eux sans réelle prise en charge ni solution rapide et abordable.

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