Selon des données de l’immigration locale relayées sur les réseaux sociaux, environ 2 500 à 2 600 Israéliens vivent sur Koh Phangan, représentant presque 30 % des 8 000 étrangers présents, avec 400 à 600 familles installées, suscitant vives inquiétudes chez les habitants thaïlandais quant à l’impact sur l’économie locale et la sécurité nationale.
Sur Koh Phangan, île touristique prisée du golfe de Thaïlande dans la province de Surat Thani, une communauté étrangère significative s’est établie ces dernières années. Des informations provenant des services d’immigration indiquent qu’environ 8 000 étrangers résident ou séjournent de manière prolongée sur place, dont 2 500 à 2 600 de nationalité israélienne – soit près d’un tiers du total.
Cette proportion importante, estimée à 400 à 600 familles, dépasse largement le cadre du tourisme classique. De nombreux commentaires sur les réseaux sociaux thaïlandais évoquent une installation durable, avec création d’écoles, centres religieux et affaires orientées vers cette communauté. Les internautes thaïlandais expriment une forte préoccupation : beaucoup dénoncent le recours à des prête-noms thaïlandais pour contourner l’interdiction faite aux étrangers de posséder des terres, ainsi que l’ouverture de commerces qui concurrencent directement les locaux sans contribuer suffisamment aux impôts.

Certains soulignent le risque sécuritaire, dans un contexte de tensions au Moyen-Orient impliquant Israël. Ils craignent que l’île ne devienne une « base arrière » involontaire, exposant la Thaïlande – pays neutre – à des répercussions géopolitiques.
« Si nous continuons comme ça, un jour nous nous réveillerons et certaines zones de la Thaïlande ne seront plus aux Thaïlandais. »

Voir aussi : Koh Phangan : Renforcement de la sécurité pour les touristes israéliens face aux tensions au Moyen-Orient
D’autres appellent à un renforcement des contrôles sur les visas, les extensions de séjour et les activités économiques des étrangers, accusant une certaine passivité des autorités locales et nationales.
« Le gouvernement thaïlandais est trop laxiste. Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard pour nos enfants et notre souveraineté. »
Des voix plus modérées rappellent que la Thaïlande reste ouverte aux touristes du monde entier, mais insistent sur le respect strict des lois, notamment sur la propriété foncière et les obligations fiscales.
Ce phénomène n’est pas isolé : des dynamiques similaires ont été observées ailleurs en Thaïlande, comme à Pai, Phuket ou Pattaya, où des communautés étrangères se sont développées rapidement. Les autorités locales et nationales sont appelées à enquêter sur les prête-noms, les titres de propriété et les flux migratoires pour éviter toute dérive.

Soyez le premier à commenter