Koh Samui : Réseau de faux permis de construction — les propriétaires devront payer les mises aux normes de leur poche

La municipalité de Koh Samui intensifie son enquête sur le scandale des faux permis de construction, suspectant un réseau organisé impliquant des courtiers et potentiellement plus d’une dizaine de cas après les premières découvertes en 2025. Les propriétaires arnaqués par des promoteurs immobiliers véreux devront payer les mises aux normes de leur poche et débuter les travaux dans les quatre prochains mois.

On en sait un peu plus dans cette affaire de corruption qui secoue la municipalité de Koh Samui; Le 22 mars 2026, la municipalité de Koh Samui, dans la province de Surat Thani, a annoncé l’extension de son enquête suite à la découverte d’un réseau de falsification de permis de construire (formulaire A.1) au sein de son service technique. Le maire Ramnet Jaikwang a ordonné une inspection immédiate et des poursuites judiciaires après la découverte de signatures falsifiées sur des autorisations de construction pour des villas de luxe, compromettant la sécurité publique et la crédibilité de l’administration locale.

Le juriste Pallop Mipiao a révélé que les premiers faux avaient été détectés dès octobre 2025. Ils concernaient un bâtiment résidentiel privé et une modification d’établissement commercial. Lors des contrôles sur site, les propriétaires ont présenté des documents absents des registres officiels. Même le maire Ramnet Jaikwang, dont la signature apparaissait, a affirmé ignorer leur existence.

Une commission d’enquête a confirmé les irrégularités. L’employé impliqué a nié les faits et a été suspendu. Le maire a chargé le vice-secrétaire, président de la commission disciplinaire, d’élargir les investigations afin d’identifier d’éventuels complices au sein du service technique de la municipalité.

« Il est improbable qu’un simple agent agisse seul avec une telle audace », a-t-on indiqué.

Recruté en juin 2022, cet employé soulève des interrogations sur ses liens avec des intermédiaires extérieurs, potentiellement des « courtiers » facilitant ces manigances avec des promoteurs de villas de l’île. Le 27 mars, le juriste Pallop Mipiao portera plainte auprès de la police de Koh Samui pour falsification de documents officiels et corruption. Parallèlement, une vérification rétroactive de tous les permis est en cours, avec déjà plus de dix cas potentiels suspectés.

Face à ces dérives, les autorités recommandent l’usage de l’article 39ter de la loi de 1979 (lien officiel, page 12) sur le contrôle des bâtiments (version amendée). Ce mécanisme permet une construction rapide et transparente :

Les propriétaires peuvent démarrer les travaux immédiatement après notification à l’autorité locale, accompagnée d’un accusé de réception, sans attendre d’approbation formelle. Les documents requis incluent plans validés, certifications d’architectes et ingénieurs qualifiés, preuve de propriété, sous peine de sanctions si des irrégularités sont détectées dans les 120 jours suivants.

Ce système est présenté comme réduisant les délais bureaucratiques pour les projets correctement préparés, tout en maintenant des contrôles stricts pour éviter les abus supplémentaires.

On parle donc d’une double peine pour les propriétaires qui ont acheté récemment (entre 2024 et 2025) un bien immobilier sur Koh Samui. Ils devront eux-mêmes engager les coûts relatifs à la mise aux normes, potentiellement des millions de bahts dans certains cas, mais aussi débuter les travaux dans les quatre prochains mois sous peine de lourdes sanctions.

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