La Thaïlande envisage d’exporter aliments et matières premières vers l’Iran et le Moyen-Orient pour sécuriser le rapatriement de pellets plastiques et engrais via ses navires, selon la ministre du Commerce.
La Thaïlande cherche à exporter de la nourriture et des matières premières vers l’Iran et d’autres pays du Moyen-Orient en échange d’une autorisation pour ses navires de rapatrier en toute sécurité des cargaisons de pellets plastiques et d’engrais depuis cette zone de conflit, a annoncé la ministre du Commerce Suphajee Suthumpun.
Interrogée mardi à Government House, la ministre a expliqué que le gouvernement et le secteur privé explorent des solutions pour approvisionner les pellets plastiques essentiels à la production d’emballages.
« La source actuelle de pellets plastiques provient du Moyen-Orient. Le ministère des Affaires étrangères a été chargé de convaincre l’Iran d’autoriser les navires thaïlandais à transporter cette cargaison [via le détroit d’Ormuz]. Ce n’est pas une cargaison dangereuse, mais elle est indispensable. L’Iran n’a pas encore répondu. Les stocks actuels en Thaïlande s’épuiseront fin avril », a-t-elle déclaré.
Le ministère du Commerce et le ministère des Affaires étrangères négocient un accord permettant aux navires thaïlandais de transporter des cargaisons vers le Moyen-Orient et de ramener des pellets plastiques et des engrais au retour. Les exportations pourraient inclure des aliments transformés et certaines matières premières que la Thaïlande s’est engagée à vendre à la région.
Ces accords barter devraient être discutés non seulement avec l’Iran, mais aussi avec d’autres pays du Moyen-Orient, a insisté la ministre du Commerce.
Par ailleurs, en Thaïlande, les autorités commerciales luttent contre les hausses de prix injustifiées et l’accaparement de produits de consommation. Le ministère du Commerce impose des contrôles sur 59 catégories de produits, dont les nouilles instantanées et le lait, a précisé Mme Suphajee.

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