De retour de Thaïlande, un Moscovite nommé Dmitri ne reconnaît plus son appartement ni sa cour après un arrêt cardiaque de treize minutes lié à une intoxication alimentaire. Les neurologues évoquent une hypoxie cérébrale.
Un habitant de Moscou aurait perdu plusieurs années de souvenirs après une grave intoxication survenue en Thaïlande en juillet 2026. L’homme, prénommé Dmitri, a subi un arrêt cardiaque de treize minutes avant de regagner la Russie à bord d’un vol commercial. Les médecins consultés évoquent une possible lésion cérébrale provoquée par un manque prolongé d’oxygène.

L’incident se serait produit pendant les vacances de Dmitri et de son épouse Marina. Après avoir consommé des côtes de porc vendues dans la rue, l’homme aurait été hospitalisé pour un syndrome toxique sévère. À l’hôpital, il a été victime d’un arrêt cardiaque. Alertés par son épouse, les médecins ont pratiqué une réanimation pendant treize minutes avant de rétablir son activité cardiaque.
Le récit de l’agence de presse russe OSN ne précise ni le nom de l’hôpital thaïlandais ni les résultats détaillés des analyses toxicologiques. Une fois de retour à Moscou, ses proches ont constaté d’importants troubles de la mémoire.

Dmitri se souvient de son enfance et de sa jeunesse, mais a complètement oublié les événements des deux ou trois dernières années. Il ne reconnaît plus sa cour ni son appartement. Dans un magasin, il identifie seulement certains aliments, notamment les concombres et les tomates. Selon OSN, il a repris la conduite depuis deux semaines sous la surveillance de son épouse, une décision qui doit encore être validée par un médecin en raison de ses troubles cognitifs.
Les médecins moscovites ont modifié le traitement prescrit en Thaïlande. Des examens réalisés dans les deux pays n’ont révélé aucune hémorragie cérébrale. Les neurologues évoquent une possible lésion cérébrale hypoxique, liée au manque d’oxygène durant l’arrêt cardiaque.
Une amélioration pourrait survenir dans un délai estimé entre un et six mois, selon l’étendue de l’atteinte et la qualité de la rééducation. Ce cas souligne les risques des intoxications alimentaires à l’étranger, sans prouver que la nourriture de rue est directement responsable de l’arrêt cardiaque ou de l’amnésie.

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