Kevin Dimino s’est présenté à l’immigration et défendra son appel vendredi à Bangkok

Photo: Khaosod

Contrairement aux rumeurs de fuite, Kevin Dimino s’est présenté mardi à l’immigration de Surat Thani et défendra son appel vendredi à Bangkok.

Des rumeurs avaient circulé lundi selon lesquelles le Français Kevin Dimino, copropriétaire du Samui Exotic Park à Koh Samui, aurait disparu après la signature de son ordre d’expulsion. Ce mardi 8 septembre, l’intéressé s’est présenté de lui-même au bureau de l’immigration de Surat Thani, accompagné de son épouse Jindarat et d’un avocat. Il a rencontré le colonel de police Naruwat Phutthawiro, chef de l’immigration de Surat Thani, ainsi qu’un responsable du district de Koh Samui. L’ordre d’expulsion lui a été officiellement lu et son accusé de réception a été enregistré. Il a ensuite été conduit au commissariat de Koh Samui où il est désormais retenu dans l’attente des procédures d’expulsion vers la France. La partie israélienne concernée par ce différend, Jacob Ohayon, est détenu séparément au commissariat de Bo Phut afin d’éviter toute nouvelle confrontation. Selon un message publié par Te Acheeva du collectif « Thai Mai Thon », la famille compte toujours déposer le recours vendredi 11 septembre 2026 à 10 h 30 au ministère de l’Intérieur à Bangkok.

« Je, Te Acheeva, et l’équipe Thai Mai Thon accompagnerons M. Kevin Dimino, ressortissant français visé par un ordre d’expulsion selon le communiqué du Département de l’administration provinciale. Nous irons déposer un recours conformément aux droits qui lui sont reconnus. Tous les médias sont invités à suivre l’actualité au ministère de l’Intérieur. Protéger son entreprise et sa famille, voilà ce qu’a fait Kevin. Le résultat obtenu est-il proportionné ? »

Voir aussi : Koh Samui : Kevin Dimino, le gérant français que les Thaïlandais défendent

Dans le même temps, le Département de l’administration provinciale (DOPA) a publié un communiqué détaillé pour préciser les motifs exacts de la décision signée par le Premier ministre et ministre de l’Intérieur Anutin Charnvirakul. De nouveaux faits reprochés, jusqu’ici inconnus du public, ont été portés à son dossier.

Selon le communiqué diffusé sur la page Facebook officielle du Dopa :

« Les autorités lui reprochent d’avoir menacé et intimidé un chef de village ainsi que des professeurs de langue, d’avoir usé de violence physique contre un ressortissant turc en le blessant autour des yeux et de l’avoir menacé avec un couteau, d’avoir adopté un comportement insultant et vulgaire devant un établissement privé, d’avoir lancé un panneau sur des touristes étrangers tout en tenant des propos injurieux, d’avoir publié un message invitant des personnes hostiles à certains étrangers à se rassembler dans son élevage dans un contexte politique et religieux, et d’avoir menacé d’autres passagers à bord d’un vol intérieur, ce qui a conduit la police à le faire descendre de l’avion. »

Ces comportements sont jugés contraires à l’ordre public, aux bonnes mœurs et à la tranquillité des citoyens. Le ministère estime qu’ils sont susceptibles de créer des divisions ethniques et religieuses et de détériorer les relations de la Thaïlande avec d’autres pays. Afin de préserver la paix et la sécurité de l’ensemble des Thaïlandais et des étrangers résidant dans le royaume, l’expulsion a été jugée nécessaire.

L’épouse de Kevin Dimino, Jindarat, conteste cette présentation des faits. Elle affirme que son mari agissait pour la protéger et se dit confuse par l’ordre d’expulsion. Elle a reconnu qu’il s’était rendu le 29 août dans un établissement de Bo Phut après des menaces de fermeture de leur activité, qu’il y avait élevé la voix et qu’une plainte pour harcèlement en avait résulté. Elle a fermement démenti les informations selon lesquelles il aurait disparu après la signature de l’ordre.

« Il n’a pas disparu. Il était encore dans le secteur de Ban Tai en train de manger un steak. C’était un lundi, le zoo était fermé. Personne des autorités ne nous a contactés ni rendus visite, alors qu’ils avaient les moyens de nous joindre. »

Jindarat interroge également la gravité attribuée à certaines infractions, notamment une affaire de circulation pour laquelle la famille possède un reçu d’amende de 5 000 bahts et qu’elle entend contester.

Elle estime que son mari n’est pas particulièrement stressé mais déçu, car la famille se considérait comme victime du différend et se retrouve désormais présentée comme l’agresseur. Les documents pour l’appel sont prêts et seront déposés directement au ministère de l’Intérieur d’ici vendredi au plus tard. Pendant la détention de Kevin Dimino, son frère a pris temporairement la gestion du zoo.

Le ministère insiste de son coté sur le fait que les décisions d’expulsion reposent sur un standard unique fondé sur le comportement fautif et non sur la nationalité. Kevin Dimino dispose d’un délai de sept jours après notification pour exercer son droit d’appel auprès du Premier ministre.

Sources : DOPA, FB, Khaosod

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1 Commentaire

  1. Kevin Dimino, copropriétaire du Samui Exotic Park, situé sur l’île touristique de Koh Samui, est accusé par les autorités de «menaces», «harcèlement» et «violences physiques».
    Kevin Dimino est un voyou dangereux. Tolérance zéro. Vivement qu’il soit expulsé !

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