En pleine saison, des milliers de lanternes des pêcheurs thaïlandais transforment le golfe en un ciel étoilé, attirant les calamars et créant un spectacle lumineux observable par satellite.
En décembre, la pêche au calamar bat son plein en Thaïlande, l’un des principaux exportateurs mondiaux avec près de 100 000 tonnes annuelles. La technique nocturne utilise des lanternes vertes, bleues ou rouges pour attirer les céphalopodes, créant des constellations lumineuses si intenses qu’elles sont visibles depuis l’espace.
À bord des bateaux, comme celui de Somkuan Vejthamma, 70 ans, seule femme pêcheuse de son village à Ban Phe, le ballet des lumières est maîtrisé depuis 30 ans.
« La lumière verte les rassemble autour du bateau. Quand on baisse la lumière, les calamars remontent en masse », explique-t-elle.
Une sortie en mer rapporte une trentaine de kilos, générant ainsi environ 500 euros mensuels aux pecheurs, supérieur au salaire moyen.
À terre, dans les villages côtiers, les calamars sont nettoyés et séchés au soleil, avec des pics à 500-600 kilos par jour en décembre. Star des marchés et des assiettes, ils séduisent aussi les touristes français appréciant leur fraîcheur près de Pattaya.
En cuisine, Supapan Yodboriboon du restaurant Che Nong Zab Ver prépare une soupe noire à l’encre, plus sucrée et aromatique. Cette pêche féérique soutient l’économie locale mais soulève des questions sur la surpêche intensive.
Le reportage de France 2 :

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