Pas de cas détecté en Thaïlande, mais surveillance accrue des voyageurs indiens à Phuket et inquiétudes à Pattaya, destination prisée des Indiens, face à ce virus zoonotique hautement mortel.
Le ministère de la Santé publique de Thaïlande, via le Département de Contrôle des Maladies, a émis un avertissement vendredi soir concernant le virus Nipah, suite à une épidémie en Inde où cinq cas ont été confirmés, dont trois récemment dans l’État du Bengale occidental.
Les autorités indiennes ont mis en quarantaine plus de 180 personnes et intensifié la surveillance. En Thaïlande, le directeur général Montien Kanhaswad a assuré qu’aucun cas n’a été recensé, mais les voyageurs présentant de la fièvre ou des symptômes suspects seront examinés aux points de quarantaine.

Le virus Nipah, transmis des animaux (chauves-souris frugivores, porcs) aux humains via fluides corporels ou aliments contaminés, ou d’humain à humain par contact direct, est hautement létal (taux de mortalité élevé). Les symptômes initiaux incluent fièvre, maux de tête, myalgies, vomissements et gorge irritée, évoluant vers des troubles neurologiques : somnolence, confusion, encéphalite aiguë, convulsions et coma en 24-48 heures. Certains cas présentent une inflammation pulmonaire et une insuffisance respiratoire grave. Les survivants (20 % des cas) gardent souvent des séquelles neurologiques comme de l’épilepsie ou changements de personnalité.
L’incubation varie de 4 à 14 jours, jusqu’à 45 jours. Pour la prévention, Direk Khampaen, adjoint au directeur, recommande un lavage fréquent des mains après contact animal, éviter les fruits mordus ou tombés au sol, bien laver les fruits, ne pas toucher les animaux malades et signaler toute mortalité animale anormale. Consommer des aliments cuits et éviter les jus frais.

À l’aéroport international de Phuket, le directeur Monchai Tanode a renforcé la surveillance des passagers en provenance d’Inde, particulièrement de l’est comme Calcutta. Phuket accueille 10 000 à 20 000 arrivées quotidiennes, les Indiens étant le troisième groupe étranger. Coordination avec les hôpitaux de Phuket et Phang Nga pour détecter d’éventuels cas, et vigilance accrue sur les vols d’évacuation médicale indiens.

À Pattaya (Chon Buri), destination favorite des Indiens, des résidents et travailleurs comme Chatchai Khumchum (39 ans, chauffeur) expriment leurs craintes, évoquant un possible scénario Covid. Bien que Nipah ne se transmette pas par voies respiratoires mais par contact avec fluides contaminés, la vigilance reste de mise : masques, hygiène des mains et aliments cuits.
Sources : Bangkok Post, 2

Soyez le premier à commenter