À Bangkok, les varans prolifèrent dans les canaux, les parcs et même les maisons, transformant la capitale thaïlandaise en terrain de cohabitation forcée entre humains et reptiles impressionnants.
Dans les canaux, les parcs publics et même sur les aires de jeux pour enfants, les varans de Bangkok sont devenus une présence quotidienne. Ces lézards pouvant atteindre 3 mètres de long et peser jusqu’à 50 kg sont souvent surnommés « petits Godzilla » par les habitants et touristes.
Le reportage de France 2
Une étudiante thaïlandaise raconte : « Trois fois par semaine, on court dans le parc et à chaque tour, on en voit : des petits et des très gros. On dirait des crocodiles avec une tête de lézard. »
Plus de 400 varans vivent dans un seul parc du centre-ville. Pour un couple de Français de passage, l’animal reste impressionnant : « C’est quand même une bête, un petit Godzilla. Il fait moins peur que le vrai, et moins de dégâts aussi. »
La ville, bâtie sur un vaste réseau de canaux, a progressivement grignoté leur habitat naturel. Résultat : les varans s’aventurent dans les rues, grimpent sur les toits, pénètrent dans les supermarchés et parfois dans les maisons. Bien que rarement agressifs, leurs morsures peuvent causer de graves blessures et transmettre des bactéries ou maladies.
Pour gérer la situation, les 1 500 pompiers de Bangkok sont tous formés à la capture de ces reptiles. Ils réalisent en moyenne 20 interventions par jour. Un habitant explique : « Ils viennent de plus en plus souvent chez moi, je dois appeler les pompiers tout le temps pour qu’ils les remettent dans la nature. »
Les animaux capturés sont relâchés dans les parcs ou zones naturelles de la ville, évitant ainsi leur élimination tout en maintenant la cohabitation urbaine.
Cette prolifération rappelle que Bangkok, avec ses 18 millions d’habitants, reste une mégapole où la nature sauvage refuse de disparaître complètement.

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