Bangkok Airways augmentera ses tarifs de 15-20 % dès le 1er avril face à la flambée du pétrole

Face à la hausse brutale des prix du carburant due au conflit au Moyen-Orient, Bangkok Airways augmentera ses billets de 15-20 % à partir du 1er avril pour compenser ses coûts opérationnels en forte progression.

Le 27 mars, lors d’une conférence de presse tenue à la salle Radiant du « BDMS Connect Center », Puthipong Prasatthong Osot, PDG de la compagnie aérienne Bangkok Airways, a annoncé cette mesure incontournable. La tension au Moyen-Orient provoque une envolée des cours du pétrole, impactant tous les transporteurs aériens mondiaux.

Bangkok Airways a sécurisé environ 30 % de ses besoins en carburant via une assurance contre les fluctuations de prix (Fuel Hedging) à un niveau de 80-90 dollars le baril. Cela permet de stabiliser partiellement les coûts malgré la volatilité du marché mondial. Les coûts totaux devraient grimper de 15-20 % en moyenne, le carburant représentant déjà 30 % des dépenses globales.

Pour absorber cette pression, la compagnie procédera à des ajustements progressifs des tarifs sur certaines lignes phares (Bangkok–Koh Samui étant la première ligne de la compagnie en termes de rentabilité), à compter du 1er avril. Les hausses, de l’ordre de 15-20 % ou légèrement plus, cibleront les routes à forte demande et coûts élevés comme Bangkok-Samui, Phuket et Chiang Mai. Les augmentations seront adaptées route par route, sans application uniforme.

« La société suit de près la situation des prix du pétrole, car la volatilité actuelle est influencée par des facteurs géopolitiques et la spéculation sur les marchés mondiaux, ce qui entraîne une augmentation des coûts dans tous les secteurs. Si la situation se prolonge au-delà de 2-3 mois, la société pourrait devoir revoir sa stratégie en matière de prix et de gestion des coûts. »

Bangkok Airways table sur une gestion à court terme via des mesures marketing et un contrôle strict des dépenses, pour préserver sa clientèle et sa compétitivité. Toutefois, une hausse prolongée et massive du pétrole – de l’ordre de 50-60 % – pourrait exiger une refonte profonde de sa structure de coûts et de son modèle opérationnel.

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