Darmanin s’excuse pour Lyhanna… mais refusait de rapatrier les pédocriminels français de Thaïlande

Alors que Gérald Darmanin présente ses excuses sur TF1 après le drame de la petite Lyhanna, ses déclarations passées sur le refus de rapatrier les pédocriminels français détenus en Thaïlande relancent les questions sur la cohérence de la lutte contre ces crimes.

Le drame de la petite Lyhanna en France a provoqué une vive émotion dans l’opinion publique. L’assassin de la fillette a été interpellé et le corps retrouvé rapidement, grâce à une forte mobilisation médiatique et citoyenne. Pourtant, cette affaire met en lumière des dysfonctionnements persistants dans la protection des mineurs et relance le débat sur l’efficacité des autorités françaises face à la pédocriminalité.

« Au nom de la Justice, comme ministre, je veux présenter mes excuses à cette famille et aux Français qui sont légitimement choqués, terrifiés de voir de telles défaillances. » « L’indépendance » des magistrats, ce « n’est pas l’irresponsabilité », a rappelé le ministre lors de son entretien à TF1.

Bien que les autorités thaïlandaises et françaises soulignent une coopération renforcée ces dernières années via Interpol, les autorités françaises font face à des critiques récurrentes sur leur gestion des délinquants sexuels à l’étranger. Dans son interview sur l’émission « Legend » l’année dernière, Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur, avait clairement indiqué qu’il ne souhaitait pas rapatrier les pédocriminels français incarcérés en Thaïlande malgré les demandes insistantes des autorités locales (d’ailleurs aucun chiffre n’existe).

Vidéo : Legend

Ce parallèle entre les deux prises de parole du ministre interroge la continuité de la politique française en matière d’extradition et de coopération internationale. En Thaïlande, un étouffoir persiste bel et bien sur ce type d’affaires : selon un rapport conjoint de l’UNICEF, Interpol et ECPAT publié en 2022 et repris en 2024, environ 400 000 enfants thaïlandais âgés de 12 à 17 ans auraient été victimes d’exploitation sexuelle en ligne en 2021, soit près de 9 % des enfants du pays ! Historiquement, le royaume a été régulièrement cité comme une destination attractive pour des réseaux de pédocriminalité impliquant des étrangers, dont des ressortissants français.

Voir aussi : Epstein se faisait livrer des « jeunes noix de coco sucrées » de Thaïlande : l’email qui glace le sang

Notre rédaction à zonesamui.com a elle-même été menacée à plusieurs reprises par des individus liés à ces réseaux qui tirent profit de cette population de délinquants sexuels (notamment des escrocs de l’immobilier qui bénéficient de protections surprenantes). Ces intimidations confirment la réalité de pressions exercées localement mais aussi en France pour faire taire les enquêtes et les témoignages sur ce sujet.

Sources : Legend YT / TF1 Info / UNICEF

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