Des têtes de réseaux du narcotrafic français sont installées en Thaïlande selon Amine Kessaci

Dans une interview accordée à Jean-Jacques Bourdin, Amine Kessaci mentionne la présence en Thaïlande de figures importantes du narcotrafic français. Cette implantation de criminels étrangers est d’ailleurs l’une des raisons qui poussent les autorités thaïlandaises à durcir progressivement les contrôles et les règles d’entrée sur le territoire.

Amine Kessaci, jeune activiste marseillais de 23 ans, courageux et particulièrement éloquent pour son âge, est le fondateur de l’association « Conscience », créée pour lutter contre la violence liée au narcotrafic dans les quartiers populaires. Rescapé lui même d’une tentative d’assassinat en 2024, il est devenu une voix respectée dans le débat public sur ces questions et intervient régulièrement dans les médias pour dénoncer l’impunité de certains trafiquants et alerter sur l’ampleur de leurs réseaux.

Comme dans cette interview publiée mercredi, où il déclare que les têtes de réseaux sont à Dubaï et en Thaïlande:

Au cours de la dernière décennie, la Thaïlande est devenue une destination attractive pour certains criminels en raison de la relative facilité d’entrée et de la discrétion qu’offrent certains secteurs touristiques et immobiliers. Cette présence de délinquants étrangers est l’un des motifs invoqués par les autorités thaïlandaises pour justifier le resserrement progressif des conditions d’entrée, notamment la réduction envisagée du séjour sans visa de 60 à 30 jours.

Voir aussi : Pattaya : La police et Interpol arrête un gros bonnet français du trafic international de stupéfiants

Bien que le problème principal actuel reste les réseaux ultra-violents liés aux centres d’appels frauduleux qui opèrent en Birmanie et au Cambodge; il est avéré que des narcotrafiquants français, principalement originaires de Marseille et de la région parisienne, se sont durablement installés en Thaïlande. Ils recrutent des petites-mains (souvent des blanc-becs ou des pédоphiles, plus simple à compromettre) qui obtiennent rapidement un statut de résident permanent (notamment via un mariage de complaisance avec une ancienne bar-girl) et investissent d’importantes sommes dans l’immobilier haut de gamme (villas, hôtels, bars) ou des agences de tourisme, avec pour objectif principal le blanchiment de l’argent issu du trafic.

source

Vous souhaitez apporter une correction, un complément d’information, suggérer un article ou signaler une erreur, merci de le faire ici.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*