La Thaïlande s’enfonce dans la corruption dans l’indice 2025 de Transparency International

Le score de la Thaïlande dans l’Indice de perception de la corruption 2025 (CPI) tombe à 33/100, contre 34 l’an dernier, la reléguant au 116e rang sur 182 pays, selon Transparency International.

Publié annuellement par cette ONG basée à Berlin, le CPI classe les pays selon les perceptions de corruption dans le secteur public, évaluées par des experts et des acteurs économiques. L’échelle va de 0 (très corrompu) à 100 (très intègre).

Le Danemark domine le classement 2025 avec 89 points, suivi du Finlande (88), de Singapour (84), de la Nouvelle-Zélande et de la Norvège (81 chacune). À l’autre extrême, le Soudan du Sud et la Somalie obtiennent 9 points, tandis que le Venezuela atteint 10, soulignant de graves faiblesses en gouvernance.

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La Thaïlande, à égalité ou en retrait par rapport à l’Équateur, le Panama ou la Serbie (tous à 33 points), se place dans l’ASEAN derrière Singapour, Brunei, la Malaisie, le Timor-Leste, le Vietnam et l’Indonésie. Seuls quelques voisins la talonnent, le Myanmar restant lanterne rouge régionale.

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Ce score 2025 représente l’un des plus bas pour la Thaïlande en près de vingt ans, malgré les promesses répétées des gouvernements pour lutter contre ces perceptions, comme le rapporte le Bangkok Post. Sur la dernière décennie, le pic a été de 38 points en 2014 et 2015, avec des classements variables selon les critères mondiaux.

La moyenne mondiale du CPI 2025 s’établit à 42 points, 122 pays restant sous la barre des 50, seuil d’une corruption publique significative. Transparency International alerte sur la hausse des risques, même dans les démocraties solides : seuls cinq pays dépassent 80 points, contre douze il y a dix ans.

L’organisation pointe un lien entre rétrécissement de l’espace civique et affaiblissement du contrôle anticorruption, avertissant que les dirigeants concentrant le pouvoir au détriment des contre-pouvoirs menacent la transparence et la reddition de comptes.

Outil de référence pour évaluer le climat des investissements et la gouvernance, le CPI repose sur 13 sources indépendantes et mesure les perceptions d’intégrité publique, non les cas avérés. La dégringolade thaïlandaise devrait raviver les débats sur les réformes anticorruption à l’approche des prochaines élections.

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