Le député Pipith Rattanarak de Surat Thani réfute catégoriquement les rumeurs d’une prise de contrôle de Koh Phangan par des Israéliens. Il qualifie ces informations de « dramas » créés de toutes pièces et explique l’afflux actuel par la guerre au Moyen-Orient qui empêche certains touristes de rentrer chez eux.
Alors que le Premier ministre Anutin Charnvirakul, également ministre de l’Intérieur, doit se rendre demain 13 mai sur l’île de Koh Phangan dans la province de Surat Thani pour inspecter les problèmes de sociétés enregistrées via des prête-noms étrangers, le député local a tenu à réagir fermement.

A la veille de la visite du premier ministre thaïlandais à Koh Phangan, Pipith Rattanarak, élu de la circonscription 2 du parti Bhumjaithai qui couvre Koh Phangan et Koh Samui, a accordé une interview au journal Thai Post pour démentir les allégations d’une « colonisation » israélienne massive.
Selon lui, les habitants de Koh Phangan vivent normalement et ne rencontrent aucun problème. Plusieurs services de sécurité, dont le Commandement des opérations de sécurité intérieure et le 4e Corps d’armée, se sont déjà rendus sur place à plusieurs reprises et ont confirmé la situation réelle.
« Les bonnes personnes, qu’elles soient israéliennes, chinoises ou birmanes, sont les bienvenues en tant que touristes. Seuls les éléments nuisibles doivent être écartés », a-t-il insisté.
Le parlementaire concède l’existence de quelques entreprises enregistrées via des prete-noms. Il demande une enquête approfondie sur l’origine de ces sociétés, leur objet social et la fiabilité des déclarants.
« Quant aux Israéliens qui enfreignent la loi à Koh Phangan, je confirme que les autorités compétentes s’en occupent déjà. »
Pipith Rattanarak qualifie les informations diffusées de « bruit médiatique exagéré » et de « drame créé pour faire sensation ». Les habitants de l’île, selon lui, ne sont pas inquiets et coexistent sans difficulté.
« Les Israéliens ne viennent pas de débarquer à Koh Phangan. Ils y voyagent depuis plus de vingt ans. Beaucoup d’entre eux sont de bons touristes qui font vivre l’économie locale. Ceux qui ne respectent pas la loi sont traités conformément à la réglementation. »
Il explique l’augmentation temporaire du nombre de ressortissants israéliens par le contexte géopolitique : en raison de la guerre avec l’Iran, certains ne souhaitent pas rentrer chez eux pour le moment. En période normale, les touristes européens arrivent surtout en mai et juin, mais la crise actuelle prolonge la présence israélienne.
Concernant les rumeurs de construction de lieux de culte ou de « prise de contrôle » du territoire, le député confirme que quelques cas existent mais qu’ils sont traités strictement selon la loi par les services d’immigration, notamment en matière de passeports et de visas.
Il dément également le chiffre de 7 000 Israéliens circulant dans les médias. En tant qu’élu de la circonscription, il affirme connaître parfaitement la réalité du terrain.
« Je confirme en tant que député de la zone de Koh Phangan que cette histoire d’occupation n’est pas vraie. Il peut y avoir quelques cas isolés, mais les contrevenants sont poursuivis et les touristes respectueux de la loi sont les bienvenus, comme ceux de toutes les nationalités. »

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