Koh Samui : une arnaque récurrente s’attaque aux commerçants et restaurateurs expatriés

Une escroquerie récurrente sévit actuellement à Koh Samui : des hommes se faisant passer pour des policiers ou des représentants d’un magazine officiel sollicitent les commerçants, exigeant une « donation » fixe de 2 000 bahts pour une édition spéciale dédiée à la Reine mère Sirikit.

Plusieurs propriétaires de restaurants et de boutiques, notamment des expatriés, ont signalé la visite de deux hommes en tenue ressemblant à celle de la police. Munis d’un document officiel en anglais, ils demandent explicitement 2 000 bahts pour soutenir l’impression d’un numéro spécial du magazine « Tamruat pitak chon » à l’occasion de l’anniversaire de la Reine mère Sirikit (décédée en 2025).

Le document, daté « Special section/2026 » et signé par le Pol Maj.Gen. Nanthiwat Sangasil, prétend que le magazine sera distribué aux agences gouvernementales, écoles et bibliothèques. Il promet qu’une partie des fonds sera reversée à des causes éducatives et à une initiative de signalement de griefs. En réalité, les commerçants dénoncent une demande fixe et insistante, sans possibilité de choisir le montant de leur « don ».

Dans un post Facebook devenu viral, Nuchnaree Worrasan, propriétaire d’un restaurant, raconte que son mari farang, seul dans l’établissement, a reçu la visite de deux hommes. L’un d’eux parlait un excellent anglais. Devant son refus, ils ont laissé un numéro de téléphone personnel. De nombreux commentaires confirment que ce type de sollicitation revient chaque année sur l’île.

« มาแบบนี้ทุกปี แก๊งค์นี้ ระวัง » (Ça arrive tous les ans, c’est un gang, faites attention), commente un habitant.

Les internautes s’accordent à dire qu’il s’agit d’une escroquerie. Un policier réel ne viendrait jamais collecter de l’argent de cette manière, surtout sans document officiel de la Maison royale ou des autorités compétentes. Plusieurs personnes conseillent de filmer les individus, de refuser poliment et de signaler immédiatement aux autorités locales.

Le document porte un logo de police et une apparence professionnelle, mais l’absence de vérification auprès des canaux officiels et la demande insistante d’un montant précis suffisent à le rendre suspect aux yeux des habitants et des commerçants de Koh Samui.

Source locale

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