Koh Samui : Une tortue imbriquée pond son cinquième nid sur une plage de l’ile, un espoir pour une espèce en péril

Le ministère thaïlandais des Ressources naturelles et de l’Environnement a annoncé la découverte d’un cinquième nid de tortue imbriquée sur l’île de Koh Samui, confirmant le retour progressif d’une espèce considérée comme en danger critique d’extinction au niveau mondial.

Le ministre Suchat Chomklin a révélé qu’une femelle tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata) avait pondu ses œufs sur la plage de Laem Nan / Ao Thong Nan, dans le district de Koh Samui, province de Surat Thani. Cette cinquième ponte en peu de temps témoigne du succès des efforts de protection menés sur l’île paradisiaque du Golfe de Thaïlande.

La tortue imbriquée, reconnaissable à son bec en forme de faucon et à sa carapace aux écailles imbriquées, figure parmi les espèces les plus menacées de la planète. Classée en danger critique d’extinction par l’UICN, elle a subi un déclin de plus de 80 % de ses populations en trois générations, principalement en raison du braconnage pour son écaille, de la collecte des œufs et de la destruction des habitats côtiers.

Le ministère a mobilisé le Département des ressources marines et côtières pour renforcer la surveillance des sites de ponte. Des mesures concrètes ont été déployées : installation de grillages anti-prédateurs (notamment contre les varans), contrôle strict des accès aux plages, suivi par balisage et baguage des individus, ainsi que des campagnes de sensibilisation auprès des populations locales et des touristes.

Le directeur général du département, Pinsak Suraswadi, a insisté sur l’importance de ces observations répétées :

« La tortue imbriquée est une espèce rare et menacée. La présence régulière de femelles sur ce site montre que la plage reste un lieu sûr et adapté à la reproduction. »

Les autorités thaïlandaises ont considérablement durci les sanctions : peines de prison portées jusqu’à 10-15 ans et amendes multipliées par 40 pour le braconnage ou le commerce illégal de tortues marines. Ces dispositions s’inscrivent dans une stratégie nationale de conservation des écosystèmes marins, incluant la protection des mangroves, la lutte contre la pollution plastique et la collaboration régionale via le mémorandum IOSEA.

L’examen de la femelle n’a révélé aucune blessure. Le nid, creusé à 58 centimètres de profondeur, offre des conditions optimales pour l’éclosion. Des mesures de protection renforcées ont été immédiatement mises en place pour maximiser les chances de survie des nouveau-nés.

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