La douleur des familles dont les fils ont été emprisonnés pour avoir transporté du cannabis depuis la Thaïlande

Image IA d'illustration

La mère de Mathis et les familles d’Ibrahim et Ilyas sont anéanties depuis l’arrestation de leurs fils pour transport de cannabis en Asie.

Fin juin 2026, Mathis, 19 ans, annonce à sa mère qu’il part en vacances en Thaïlande. L’offre de voyage tous frais payés, repérée sur Snapchat, paraissait sans danger pour ce jeune sur le point de passer son BTS. Rien ne laissait craindre le drame.

Le 16 juillet, à 7h30, il appelle depuis l’aéroport de Bangkok. Il est bloqué. La veille, son passeport a été confisqué et une valise remise de force. Mathis est interpellé avant la douane pour transport de cannabis. Sa mère, Valérie, s’effondre.

« Il allait passer le BTS, c’est quelqu’un qui travaille, il ne boit pas, il ne fume pas. On ne peut pas s’attendre à ce genre de comportement venant de sa part. »

Incarcéré à la prison de Bangkok, le jeune homme n’a plus donné signe de vie. Depuis le 18 juillet, sa famille n’a plus aucune nouvelle. Elle a déjà versé plus de 8 000 euros pour une libération sous caution espérée mi-septembre, en vain jusqu’ici.

« Ce qui est le plus dur en fait pour nous, c’est de ne pas savoir où il est, comment il va. »

Le même piège a fauché Ibrahim et Ilyas, détenus à Hong Kong. Attirés par des annonces promettant des voyages gratuits contre le transport d’une valise d’iPhones vers Londres, ils ont découvert trop tard qu’il s’agissait de cannabis. Passeports confisqués, bagages enregistrés par d’autres, ils n’ont pu se défendre.

Aux côtés d’Asta, sœur d’Ibrahim, Valérie décrit le mécanisme cruel : à l’hôtel, tout est offert, argent de poche, fêtes. Au départ, une valise inconnue leur est imposée. Les mères vivent un cauchemar permanent, sans nouvelles fiables, perdues dans des procédures étrangères.

« Ces enfants sont manipulés dès le début par les belles choses. Un hôtel, une piscine, ils font la fête, ils paient rien, mais derrière c’est le cauchemar assuré. »

Presque un mois sans entendre son fils pour Valérie, deux semaines d’angoisse pour la famille d’Ibrahim. Les avocats assurent qu’ils vont bien, mais sans preuve tangible la douleur reste intacte. Les parents appellent d’autres familles à les rejoindre.

Cela vaut bien un rappel vital : il ne faut jamais transporter une valise ou un bagage dont vous ne connaissez pas le contenu.

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