Cinq paramilitaires thaïlandais ont été tués et six civils, dont deux enfants, blessés mercredi soir dans une attaque contre un poste de contrôle à Narathiwat.
Une dizaine d’assaillants vêtus de noir et coiffés de chapeaux à larges bords sont arrivés à bord d’une camionnette et de motos avant d’ouvrir le feu sur un barrage routier dans la province de Narathiwat, dans le sud du pays. Selon le commandement des opérations de sécurité intérieure, les assaillants ont utilisé des armes de guerre et des bombes artisanales.
#Thailand 🇹🇭: Islamist Patani group “National Revolutionary Front” (#BRN) attacked a checkpoint and killed at least Five Thai Rangers in Ra-ngae, Narathiwat.
Attackers seem to be armed with a possible M16A1 (Colt 653) pattern carbine with 11.5" barrel, pistol and AK / AR rifles. pic.twitter.com/UoT0plBLrG
— War Noir (@war_noir) July 23, 2026
Cinq rangers ont été tués sur place. Six civils ont été blessés, dont une fillette de trois ans et un garçon de dix ans. Les attaquants se sont emparés de trois fusils AK-47, de trois gilets pare-balles et de plusieurs téléphones portables avant de prendre la fuite.
La camionnette utilisée lors de l’assaut a été retrouvée abandonnée et incendiée à une vingtaine de kilomètres du lieu de l’attaque. Aucune organisation n’a revendiqué l’action, comme c’est souvent le cas dans cette région.
Le gouvernement a fermement condamné l’attaque, la qualifiant d’acte terroriste constituant « une menace grave pour la sécurité nationale » et portant atteinte aux efforts de paix en cours.
Le sud de la Thaïlande, frontalier de la Malaisie, est le théâtre d’une insurrection séparatiste vieille de plusieurs décennies. Les provinces de Pattani, Yala, Narathiwat et une partie de Songkhla, à majorité musulmane et d’origine malaise, sont touchées par ce conflit qui a fait plus de 7 800 morts depuis 2004.
Des pourparlers de paix, facilités par la Malaisie, ont été engagés en 2013 mais n’ont guère progressé. Le Premier ministre Anutin Charnvirakul a récemment relancé les négociations avec le principal groupe insurgé, le Barisan Revolusi Nasional (BRN).
Le dialogue reste la seule voie viable pour résoudre le conflit, a déclaré le BRN dans une rare prise de parole publique ce mois-ci.

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