En Thaïlande, les mouvements fascistes agissent désormais en toute impunité. Coté Français, l’exemple des deux frères de Koh Phangan est révélateur : l’un d’eux, membre des zouaves, collectait avec son frère des kompro. et menaçait les journalistes. Coté Thaïlandais, sous couvert de loyauté envers la monarchie ce même genre de groupe sont prêts à tout pour réduire au silence les voix dissonantes et gratter un petit billet au passage.
Un homme de 42 ans, suivi pour des troubles psychiatriques, a été violemment agressé par un groupe de fascistes qui l’accusaient d’avoir publié des contenus insultant la monarchie. Selon le Thai Lawyers for Human Rights (TLHR), il a été hospitalisé après les faits et a déposé plainte contre ses agresseurs.
Man assaulted by vigilante group over alleged lèse-majesté posts, hospitalised; MP condemns attack
A 42-year-old man with a history of psychiatric illness was assaulted by a vigilante group after being accused of posting content insulting the monarchy before being handed over to… pic.twitter.com/Tea22CPTPI
— Thai Enquirer (@ThaiEnquirer) July 23, 2026
Le groupe fasciste, connu sous le nom de #กองเรือนรก (armada infernale), aurait suivi la victime pendant plusieurs jours avant de l’interpeller chez lui à Don Mueang le 22 juillet. Des vidéos montrent une trentaine de personnes l’encerclant et le frappant avant de le conduire au commissariat de Tao Poon. La police a indiqué qu’une plainte pour lèse-majesté avait déjà été déposée la veille, sans qu’aucun mandat n’ait été émis.
Les avocats de la victime ont précisé que la police avait saisi ses deux téléphones portables. Transféré au commissariat de Don Mueang, l’homme a signalé les violences subies avant d’être hospitalisé pour des douleurs thoraciques et diverses blessures.
Le député du People’s Party, Sahassawat Kumkong, a fermement condamné l’agression :
« Personne n’a le droit d’user de la violence ni de se substituer à la justice. Toute infraction présumée doit être traitée par les voies légales, et non par des milices. Accepter de telles violences politiques mine l’État de droit. »

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