Après une réunion d’urgence, l’UEFA et ses 55 associations ont décidé de boycotter toutes les compétitions de la FIFA, dont la Coupe du monde, pour s’opposer au plan d’investissement de Gianni Infantino.
L’UEFA a annoncé, jeudi, son intention de boycotter l’ensemble des compétitions organisées par la FIFA, y compris la Coupe du monde, masculine comme féminine. Cette décision fait suite à une réunion extraordinaire au cours de laquelle les associations européennes ont « rejeté sans équivoque » le projet du président de la FIFA, Gianni Infantino, visant à lever 20 milliards de dollars auprès de fonds d’investissement privés.
Statement on behalf of UEFA and its 55 National Associations
— UEFA (@UEFA) July 30, 2026
Ce plan, soutenu par l’investisseur américain Josh Kushner (frère du gendre de Donald Trump et fils de l’ambassadeur des Etats-Unis en France) et la banque JP Morgan, prévoit la cession d’une part de FIFA Forward Enterprises en échange d’une influence sur les droits de diffusion et les contrats commerciaux liés aux Coupes du monde. En contrepartie, chaque fédération membre recevrait plus de 80 millions de dollars d’ici à 2037.

Face à l’unanimité des 55 associations européennes, l’UEFA a choisi de riposter fermement. Les grandes nations du football continental, dont l’Allemagne, la France, l’Angleterre et l’Espagne, championne du monde en titre, ne participeront donc à aucune compétition FIFA tant que le projet ne sera pas abandonné.

« L’UEFA et ses associations nationales ne participeront pas aux compétitions de la FIFA. Nous rejetons unanimement et sans équivoque la proposition de transférer des intérêts de propriété sur la Coupe du monde et d’autres compétitions FIFA à des investisseurs privés. La Coupe du monde ne peut être traitée comme un produit d’investissement. »
L’instance européenne dénonce également l’absence de consultation et qualifie la démarche de la FIFA de « gouvernance par l’intimidation ». Elle estime que l’entrée d’investisseurs extérieurs modifierait durablement la nature du football, en soumettant les décisions sportives aux exigences de rentabilité.
« Le moment où des investisseurs extérieurs acquièrent des intérêts de propriété dans les compétitions FIFA, le football change à jamais. Les attentes des investisseurs deviennent une pression quotidienne. Ce modèle n’a pas sa place dans le football mondial. »
Le premier test de cette position interviendra en septembre, lors de la Coupe du monde féminine des moins de 20 ans, organisée en Pologne.

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