L’Australien Simon Peter Carman, accusé du meurtre d’une adolescente de 17 ans à Pattaya, affirme avoir agi en légitime défense lors d’une interview exclusive accordée à ABC Australia depuis sa cellule.
Depuis près de deux mois, Simon Peter Carman, un Australien de 45 ans originaire de Perth, est détenu à la prison de Pattaya Remand Prison. Accusé d’avoir tué Tunchanok Donhomla, une adolescente thaïlandaise de 17 ans connue sous le surnom de « Cake », l’homme a accordé sa première interview médiatique à la chaîne ABC Australia à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire. Dans cet entretien exceptionnel, autorisé par les autorités thaïlandaises, Simon Carman maintient avec insistance qu’il a agi en légitime défense.
Selon sa version des faits, il a rencontré la jeune fille dans la nuit du 25 juin 2026 près de la plage de Pattaya. Après l’avoir emmenée dans son appartement, une dispute a éclaté à propos d’une somme d’argent. Simon Carman affirme avoir proposé 500 bahts, soit environ 21 dollars australiens, alors qu’un montant plus élevé avait été évoqué. La jeune fille aurait alors sorti un couteau et l’aurait menacé.
« Je n’ai rien fait de mal. Je ne devrais pas être ici… Je ne comprends pas ce qui se passe. Tout ce que j’essayais de faire, c’était de l’empêcher de me poignarder. Elle est devenue inerte. C’était inévitable. »
Simon Carman a déclaré aux journalistes d’ABC qu’il pensait que Tunchanok Donhomla avait entre 25 et 30 ans et qu’il ignorait qu’elle était mineure. Il a reconnu avoir placé le corps dans une valise et l’avoir abandonné près de voies ferrées, expliquant qu’il avait paniqué et qu’il ne faisait pas confiance à la police locale. Les images de vidéosurveillance le montrent toutefois quittant l’immeuble avec la valise et la transportant ensuite à moto.

L’autopsie a conclu que la jeune fille est morte d’asphyxie. L’ADN de Simon Carman a été retrouvé sur le corps. Les autorités thaïlandaises l’ont inculpé de meurtre, de dissimulation de cadavre et d’enlèvement d’une mineure à des fins obscènes. Il risque la peine de mort ou la perpétuité. La famille de la victime réclame la plus sévère des peines.
Dans l’interview, l’Australien a répété : « J’espère et je prie pour être libéré ». Il a plaidé non coupable de toutes les charges. Les policiers de Pattaya ont terminé leur enquête et doivent transmettre le dossier aux procureurs. Cette prise de parole exclusive depuis la prison constitue un moment rare dans l’affaire qui a choqué la station balnéaire thaïlandaise.

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