Quelle Époque ! En pleine offensive militaire israélo-américaine contre l’Iran, les Etats-Unis choisissent Melania Trump pour présider la séance du Conseil de sécurité de l’ONU. Une « première mondiale » pour une Première dame en exercice, qui sonne comme une provocation diplomatique dans un contexte où les États-Unis sapent l’organisation internationale qu’ils prétendent diriger.
Au siège de l’ONU à New York, Melania Trump a tenu le marteau lors de la 10.113ᵉ séance. Cette apparition, annoncée avant l’escalade militaire, intervient pourtant seulement deux jours après le lancement des frappes conjointes États-Unis–Israël contre l’Iran, un conflit qui cause déjà des victimes civiles, y compris parmi les enfants que l’on prétend protéger. « Les États-Unis sont aux côtés de tous les enfants à travers le monde. J’espère que bientôt, la paix sera avec vous », a déclaré Melania Trump depuis le siège présidentiel.
💬"Je déclare ouverte la 10.113ème séance"
Melania Trump préside un Conseil de sécurité de l'ONU, en pleine opération contre l'Iran#BFM2 pic.twitter.com/Wqkb8zco64
— BFM (@BFMTV) March 2, 2026
Elle a également rendu un hommage appuyé aux militaires américains tués dans les premières heures du conflit :
« Aux familles qui ont perdu leurs héros qui ont sacrifié leur vie pour la liberté, leur courage et dévouement ne sera pas oublié. »
Selon l’ONU elle-même, aucune épouse ou époux d’un dirigeant en exercice n’avait jamais présidé une telle réunion. Traditionnellement réservée à l’ambassadeur américain (en l’occurrence Mike Waltz), la présidence mensuelle des États-Unis en mars a été utilisée pour offrir cette tribune symbolique à la Première dame.
Le timing est pour le moins troublant : alors que l’administration Trump multiplie les critiques virulentes contre l’ONU – qualifiée d’inefficace et accusée de ne pas faire respecter ses propres résolutions sur le nucléaire iranien –, elle envoie son épouse présider l’organe le plus puissant de l’organisation.
Ce geste, présenté comme historique par la Maison-Blanche, apparaît surtout comme une opération de communication maladroite : vanter la paix et l’éducation pour les enfants du monde entier tout en menant une guerre qui en détruit précisément les conditions.
L’événement risque fort d’être éclipsé par les images des frappes au Moyen-Orient et par les appels internationaux à la désescalade, que les États-Unis semblent ignorer superbement.

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