Un restaurant français de Koh Phangan, L’Alcove, est au centre d’une vive polémique après la diffusion sur Facebook d’une vidéo montrant une danseuse nue décapsulant une bouteille de bière avec ses parties intimes sur une scène construite dans la mer. Les internautes thaïlandais et étrangers dénoncent un outrage à la pudeur en zone publique et l’inaction des autorités locales.
Sur la plage de Hin Kong à Koh Phangan, le restaurant L’Alcove a installé une estrade directement dans la mer pour proposer des spectacles érotiques destinés à sa clientèle étrangère. Une vidéo virale, postée sur Facebook, révèle une femme dansant nue et utilisant ses parties génitales pour ouvrir une bière, sous les applaudissements des clients.
Le restaurant, tenu par deux Françaises, est connu pour ses tables les pieds dans l’eau et son ambiance bohème. Mais cette fois, les images ont provoqué un tollé. Des centaines de commentaires accusent les propriétaires d’exploiter illégalement le domaine public maritime et de corrompre l’image de l’île.
Selon la publication, « L’Alcove » aurait même construit une scène dans la mer sans autorisation, profitant d’une supposée protection grâce à des « backers » influents. Les riverains dénoncent une violation flagrante des lois thaïlandaises qui interdisent de privatiser les plages et les eaux côtières.
« Les autorités n’ont rien vu, rien entendu… parce que l’argent ferme les yeux, les bouches et les oreilles. C’est ainsi que Koh Phangan devient le terrain de jeu de certains étrangers qui se croient tout permis. », écrit un internaute.
Les commentaires les plus virulents pointent du doigt la passivité des forces de l’ordre et des élus locaux. Plusieurs internautes rappellent que le même établissement avait déjà été épinglé pour avoir érigé un mur illégal sur la plage il y a quelques mois, sans conséquence notable.
« Si c’était un Thaïlandais qui faisait ça, il serait en prison depuis longtemps. Mais quand c’est un étranger avec de l’argent, tout le monde regarde ailleurs. », écrit un internaute.
Certains parlent même de « colonisation douce » et de « ville ouverte » où les lois ne s’appliquent plus dès lors que les billets circulent. D’autres appellent le ministère de la Culture, le ministère du Tourisme et la police à intervenir d’urgence pour fermer l’établissement et sanctionner les responsables.
Ce scandale illustre une fois de plus les tensions grandissantes entre habitants de Koh Phangan et certains investisseurs étrangers qui, selon eux, transforment l’île paradisiaque en zone de divertissement sans limites.
sources locales

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