En raison des combats au Moyen-Orient et des craintes de pénurie ou de flambée des prix, les habitants et professionnels de Koh Samui se ruent sur les pompes à essence depuis trois jours. Les files d’attente s’étendent sur des kilomètres, surtout pour le diesel, qui s’épuise rapidement malgré les assurances du gouvernement sur les stocks suffisants.
Le 4 mars 2026, les reporters sur place dans l’île de Koh Samui, province de Surat Thani, décrivent une atmosphère tendue aux stations-service.
De nombreux résidents, chauffeurs de songthaew (taxis collectifs), opérateurs de transport public et entreprises de tourisme maritime alignent leurs véhicules sur des files pouvant atteindre plusieurs kilomètres pour faire le plein.
Il s’agit du troisième jour consécutif de ce mouvement de panique : le diesel s’est épuisé dans presque toutes les stations de l’île, alimenté par la peur d’une pénurie liée au conflit au Moyen-Orient et d’une hausse des prix.
Malgré les communiqués officiels affirmant que les approvisionnements restent adéquats, la population reste inquiète et continue de stocker du carburant.
Sur Koh Samui, un seul ferry transporte quotidiennement un camion-citerne de 10 roues chargé de divers carburants. La quantité livrée dépend des commandes des stations, mais la demande exceptionnelle épuise rapidement les stocks, obligeant les usagers à attendre l’après-midi du lendemain.

M. Sommai Wisit, propriétaire d’un songthaew sur l’île, a attendu près de 3 heures en file pour faire le plein :
« J’ai amené mon véhicule pour faire le plein afin de pouvoir transporter des passagers thaïlandais et étrangers demain. Mais aujourd’hui, j’ai dû arrêter de rouler car il n’y avait plus assez de carburant. Je pense que les pompes sont vides parce que beaucoup d’opérateurs, inquiets, achètent en grande quantité et stockent dans des bidons. Cela réduit la quantité disponible pour la rotation quotidienne. Je suis aussi inquiet : si une vraie pénurie survient, cela impactera tout le tourisme sur l’île, taxis, excursions… J’espère que les autorités prendront des mesures de soutien. »

Interrogées, plusieurs stations ont indiqué avoir doublé leurs commandes, passant d’un à deux camions-citernes par jour pour tenter de suivre la demande accrue.

Cette ruée vers les pompes illustre les répercussions locales immédiates du conflit géopolitique au Moyen-Orient, qui perturbe déjà les flux pétroliers mondiaux et alimente l’anxiété dans les zones touristiques très dépendantes de carburant.

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