Pattaya : Sept mois après sa mort, la famille de Tommy Boulanger réclame justice

La mère thaïlandaise et le beau-père suédois de l’adolescent franco-thai portent plainte contre la police de Nong Prue, alors que le conducteur chinois reste introuvable.

Le 17 septembre 2026, à Bangkok, Saitarn Singstrand et son mari suédois, Christer Singstrand, se sont présentés au bureau central d’enquête criminelle avec le portrait de leur fils. Ils demandent que les enquêteurs du commissariat de Nong Prue, dans la province de Chonburi, soient poursuivis pour manquement à leurs fonctions. Près de sept mois après l’accident, le conducteur chinois identifié sous le nom de Wang Xian n’a toujours pas été arrêté, malgré un mandat du tribunal de Pattaya.

Dans la soirée du 20 février 2026, vers 22 heures, Tommy Boulanger, adolescent de quinze ans d’origine thaï-française et ancien footballeur de l’équipe des jeunes de Pattaya, circulait à scooter Honda PCX sur la route Pattanakan, dans le tambon de Nong Prue, amphoe de Bang Lamung. Selon sa famille et sa demi-sœur Kamolwan Kheerirak, un pick-up Toyota gris a quitté un restaurant-karaoké en bord de route, a coupé la voie et a heurté le deux-roues de plein fouet. Les proches affirment que le conducteur, qu’ils décrivent comme ivre, n’a pas porté secours et a regagné à pied une maison voisine. Des images de vidéosurveillance filment le choc et la fuite.

Tommy a d’abord été transporté à l’hôpital Jomtien, puis transféré à l’hôpital Bangkok Pattaya pour une opération cérébrale d’urgence, facturée à elle seule environ 800 000 bahts. Plongé dans le coma, il est mort le 27 février. Les frais médicaux et funéraires dépassent désormais 1,2 million de bahts. La famille n’a pas pu toucher l’indemnisation obligatoire prévue par la loi thaïlandaise sur les accidents de la route, faute de signature de la partie adverse.

Dès mars, le tribunal de Pattaya a délivré un mandat d’arrêt pour conduite imprudente ayant causé la mort, dégâts matériels et délit de fuite. La famille soutient avoir dû rassembler elle-même les preuves, que le suspect a encore été vu à son domicile et que la police locale n’est pas intervenue efficacement. Le 16 septembre, le couple s’était déjà rendu au quartier général de la police provinciale de Chonburi, sans obtenir de réponse jugée satisfaisante. Le lendemain, il a déposé plainte sur le fondement de l’article 157 du Code pénal.

« Pourquoi l’affaire d’un enfant tué en Thaïlande n’avance-t-elle pas, alors que le suspect est toujours dans le pays et que son adresse est connue ? »

C’est la question que pose la mère, en larmes. Christer Singstrand, qui présente Tommy comme son fils, a déclaré : « He is my son. » La version officielle détaillée des policiers de Nong Prue n’a pas encore été rendue publique face à cette accusation. Les faits de la collision, du décès et de l’existence d’un mandat restent, eux, concordants d’une rédaction à l’autre.

Sources : The Pattaya News, Thai Examiner, The Thaiger & สื่อเถื่อน

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