Koh Samui : L’hôpital public local teste une solution efficace à base de méthadone contre la dépendance à l’héroïne

Le secrétaire général de l’Office de contrôle des stupéfiants a rencontré des journalistes à l’hôpital de Koh Samui afin d’étudier le traitement de substitution à la méthadone des patients dépendants à l’héroïne.

Le lieutenant-colonel de police Suriya Singhakamon, secrétaire général de l’Office de contrôle des stupéfiants, a conduit une délégation de journalistes sur l’île de Koh Samui, dans la province de Surat Thani, pour observer le fonctionnement de la clinique de substitution à la méthadone mise en place à l’hôpital de l’île.

Cette démarche s’inscrit dans une politique de réduction des risques. L’objectif est d’inciter les usagers d’héroïne à entrer dans un parcours de soins tout en limitant les pratiques à risque, notamment le partage de seringues.

« La délivrance de méthadone à l’hôpital de Koh Samui constitue un levier essentiel pour réduire la dépendance à l’héroïne. En atténuant les symptômes de manque sous contrôle médical, elle permet aux patients de retrouver une vie sociale et professionnelle stable. L’Office de contrôle des stupéfiants remercie vivement les équipes soignantes et les acteurs de la société civile qui rendent possible ce dispositif efficace et pérenne. »

Le vice-gouverneur de la province, Chakkrish Fangchonchit, et le directeur de l’hôpital, le docteur Chakkrit Suwannathep, ont accueilli la délégation. La psychiatre Boonkul Lokaphan a ensuite présenté le bilan local : la clinique, gérée en partenariat avec la fondation « Rak Thai », combine délivrance de méthadone et suivi psychiatrique afin d’accompagner les patients vers une sortie progressive de la dépendance.

Les journalistes ont également rencontré des soignants, des travailleurs sociaux de la fondation Rak Thai et plusieurs patients ayant déjà bénéficié du traitement. Ces derniers ont témoigné de leur retour à une vie normale, sans rechute dans la consommation d’héroïne.

Selon le secrétaire général démontre qu’un accès facilité aux soins permet aux usagers, considérés comme des patients, de se réinsérer durablement. Cette expérience pourrait être reproduite dans d’autres zones touristiques confrontées à des problématiques similaires.

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