La nouvelle série Netflix « The Evil Lawyer » (titre original : Thanai Pisat), sortie le 11 juin 2026, fait sensation en Thaïlande. Ce drame judiciaire en huit épisodes met en scène un jeune avocat idéaliste accusé à tort d’un meurtre et contraint de s’allier à une avocate sans scrupules. Au-delà du suspense, la série révèle les failles profondes du système judiciaire thaïlandais et suscite un débat national sur la justice, la corruption et la morale.
Portée par le réalisateur primé Nottapon Boonprakob, « The Evil Lawyer » suit le parcours de Mek (interprété par Nat Kitcharit), un avocat commis d’office idéaliste. Alors qu’il enquête sur une affaire d’incendie criminel, il se retrouve piégé et accusé du meurtre du fils d’un puissant chef de police, Anan.
Abandonné par le système qu’il défendait, Mek n’a d’autre choix que de faire appel à Jittri (Rhatha Phongam), surnommée « l’avocate du diable ». Réputée pour exploiter toutes les failles juridiques et défendre des clients mafieux, elle accepte l’affaire à une condition : Mek doit travailler pour elle.
« Dans un système corrompu, jusqu’où peut-on se plier avant que la survie ne ressemble à du mal ? »
À travers plusieurs affaires interconnectées, la série plonge le spectateur dans les coulisses des tribunaux thaïlandais, des marchés de poissons de Bangkok aux bateaux de pêche en haute mer. Elle dépeint avec réalisme les inégalités, le trafic d’influence et les zones grises morales qui gangrènent la justice.
The Evil Lawyer ne se contente pas de divertir : elle pose des questions dérangeantes sur la société thaïlandaise. Pourquoi un système théoriquement juste produit-il autant d’injustices ? Comment les puissants échappent-ils aux conséquences de leurs actes ? La série reflète les frustrations d’une population confrontée à la corruption policière, aux lacunes judiciaires et aux pressions sociales qui poussent parfois les individus à « devenir mauvais » pour survivre.
Depuis sa sortie, elle occupe la première place des classements Netflix en Thaïlande et alimente les discussions sur les réseaux sociaux et dans les dîners. Pour beaucoup, elle représente un miroir inconfortable tendu à la société thaïlandaise contemporaine.
« Nous voulions pousser le public à se poser des questions sans réponses faciles sur le système judiciaire, la société et les limites morales », explique le réalisateur Nottapon Boonprakob.
Entre suspense haletant, twists inattendus et humour noir, *The Evil Lawyer* s’impose comme l’un des meilleurs dramas judiciaires thaïlandais jamais produits. Une série à ne pas manquer pour qui s’intéresse aux coulisses du pouvoir et de la justice en Asie du Sud-Est.
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